– The Wave, Muscat, skippé par le Britannique Leigh McMillan remporte l’Act 3 et conforte sa place au classement général du circuit
– Les Français de Groupe Edmond de Rothschild décrochent la dernière manche comptant double et prennent la seconde place de l’épreuve. Partez à la rencontre du régleur de grand voile Hervé Cunningham en cliquant ici
– Grosse déception pour l’Autrichien Roman Hagara qui menait encore au classement hier et qui rate une chance de gagner son premier Act.
Dans le finish le plus serré de l’année, l’équipe de The Wave, Muscat gagne l’Act 3 des Extreme Sailing Series après 4 jours et 29 manches très intenses. « Ce fut vraiment une semaine difficile, mais quel bonheur. Je suis comblé par ce résultat » confie son skipper Leigh McMillan à son retour à terre. « Les gars à bord ont fait un travail remarquable. Nous progressons à chaque épreuve et nous apprenons comment les autres naviguent. Nous avons maintenant hâte d’être à Porto pour le prochain Act. La compétition est de plus en plus serrée, plus stressante aussi. On va se battre jusqu’à la fin »
L’équipe du Britannique s’est livrée à Istanbul à un véritable jeu du chat et de la souris avec Roman Hagara sur Red Bull Sailing Team. Il suffit de regarder les résultats à l’issue de chaque journée : jour un, Hagara en tête. Jour deux, Mc Millan. Jour trois, de nouveau Hagara… Ce matin encore, tout le monde se demandait si l’Autrichien en pole position parviendrait à conserver sa place en haut du classement et à remporter sa toute première épreuve des Extreme Sailing Series. Mais c’était sans compter sur les hommes de Groupe Edmond de Rothschild ! En s’imposant dans l’ultime manche du jour, qui vaut double, les Français décrochent une belle seconde place devant Roman Hagara.
Six manches ont été courues ce dimanche dans un vent plus soutenu que ces derniers jours, atteignant les 15 nœuds sur le plan d’eau. Au bout de trois courses, les choses ont commencé à se préciser pour le podium, avec une belle bagarre en perspective pour Oman, l’Autriche et la France. Mais dans quel ordre d’arrivée ? L’équipe de Pierre Pennec garde le meilleur pour la fin et en remportant la dernière manche, elle améliore d’une place le résultat des premiers Acts de la saison, où elle avait terminé troisième. « Nous n’étions pas loin de la première place ! Le bilan de ces quatre jours de compétition est très positif, à tous points de vue. Nous sommes réguliers et jusqu’à maintenant nous avons terminé sur le podium de chaque épreuve. Au classement général The Wave, Muscat prend encore un peu d’avance, mais la saison est encore longue et il va falloir tenir le rythme jusqu’au Brésil »
« A Oman et en Chine, je ne parvenais pas à m’imposer sur les départs et cela nous avait mis dans une situation de suiveurs, plus que d’attaquants » ajoute Pierre Pennec. « A Istanbul, nous sommes parvenus à inverser la tendance en prenant de bons départs et en augmentant notre pourcentage de réussite au fil des journées. Il a fallu se remettre en question, mais la communication à bord et une bonne vision de la ligne de ma part ont payé. C’est une grande satisfaction d’avoir progressé sur cette phase de jeu si cruciale ».
Le grand perdant de cette journée, c’est bien sûr Roman Hagara et son Red Bull Sailing Team. Un cafouillage avec le gennaker dans la 27e manche lui fait perdre de précieux points et plombe le moral de l’équipe autrichienne. « Cette dernière journée ne nous vraiment pas été favorable », avance Hagara. « Au final, ce sont de petites choses qui se révèlent déterminantes. Même un mauvais envoi de spi ou un mauvais départ peut changer la tournure des choses. Notre objectif est toujours de gagner et nous reviendrons à Porto pour le prochain Act avec la même motivation ».L
Les vainqueurs de l’Act 1, Oman Air, étaient également en course pour une place sur le podium ce matin, mais après leur victoire dans la première manche du jour, ils n’ont pas su trouver la régularité nécessaire.
Istanbul a pu découvrir cette semaine deux nouveaux visages sur le circuit, avec Alain Gautier à la barre d’Alinghi pour ses débuts en Extreme 40, et Erik Maris qui revient sur les Extreme Sailing Series à bord de ZouLou après avoir disputé les saisons 2008 et 2009 sur LUNA. Son équipage 100% français a raté les deux premières manches de la journée ce dimanche pour réparer leur drisse de grand voile, mais a montré un certain potentiel ici en Turquie et n’a rien à envier aux autres équipes. « Je crois que le niveau est beaucoup plus élevé que la dernière fois que j’ai couru sur ce circuit, et je m’y attendais. Toutes les équipes naviguent extrêmement bien, donc ça va être difficile ».